L'étreinte

La lune dévoile sa tendre lumière,
Eclairage furtif que les sirènes accueillent
En leurs bras langoureux que les nuées effeuillent,
Vagues égarées du sort, abolies à la terre.
Ici la sylphide enchaînée à l'éphémère
Ouvre son corps las à d'éternels écueils,
Étend sa voix qui dans le silence se cueille,
Avide d'une mer où puiser le mystère.
Quand soudain surgit le long murmure des songes,
Là où les flots ruissellent sur d'étranges mondes.
Ivre de vie, ivre d'amour, ivre de larmes,
Elle sent l'étreinte d'un songe pénétrant.
Encore, déjà, enfin, son être se tend.
Alors se voue son âme à ce vent qui la charme.
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