Atrophisme

Publié le par Arcadia

Mon ciel est un orage sans clarté aucune
Où j'entends bruire le marasme des signes
Ombres et mouvements déshumanisés
Arrachés à l'espoir clément de l'aurore

Je frémis à la lueur un miroir brisé
Y noyant le reflet de mon âme crucifiée

Une soif délétère déchire mes entrailles
La déliquescence de mes veines vibre
Au creux de mon sein poignardé

Les ténèbres forment des récifs ensorcelés
Où mes doigts sanglants cherchent un appui

Illusions aux masques indéchiffrables

Parfois un hurlement tranche le silence
Rythmant la cadence d'une mort intense

Les sylphides ont fui cette terre de douleur
Les exilés de l'amer ont rejoint cet enfer
Les vers de l'immonde ont marché sur ces tombes

Je frémis à la lueur d'un miroir brisé
Y noyant le reflet de mon âme crucifiée

Et les songes s'éventrent sur les plaines

Déversent leurs flots putrides dans les mers
Pendant que j'erre à la dérive
En quête d'une neige où enfouir ma chair

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